Les premiers textes
Le premier manuscrit mentionnant le cardon date de l'antiquité greco-latine avec Théophraste au III av. J-C. Au 1ier siècle, Columelle est un des premiers à donner des conseils pour la culture du Cyanara pour obtenir, non des cardes, mais de belles capitules .
Enfin toujours au 1ier siècle, Pline mentionne dans son histoire naturelle de très lucratives cultures de Carduus pour leurs capitules dans les régions de Carthage ( une ville existant à cette époque près de l'actuelle Tunis). Ces Cynara étaient sans doute destinés à être exportés vers les tables les plus riches de Rome.
Les Carthaginois étaient eux aussi de grands consommateurs de légumes et ce n'est peut-être pas un hasard si la culture et l'amélioration du cardon semblent avoir débuté sur ces territoires longtemps marqués par l'influence carthaginoise.
Les cardons vont ensuite trouver refuge plus au Sud et plus à l'ouest, là où aux beaux jours de l'empire romain, leur culture s'avérait si lucrative - aux environs de Carthage et en Andalousie- cette région assure alors la continuité de l'héritage latin auquel va s'adjoindre l'influence arabe lorsque ces derniers, au début du 8ème siècle, pénètrent en Andalousie. Ils vont alors s'employer à cultiver le cardon et à créer de nouvelles variétés. D'après le témoignage des agronomes, il semble que leurs efforts aient surtout visé la production de capitules de belle taille et ainsi va peu à peu s'affirmer la différence entre

